Episode 50 : Cinquante nuances de marbre

Episode 50 de Super Ciné Battle, le podcast où nous établissons le classement ultime du cinéma. Nous prenons vos listes que vous nous adressez pour les classer, du meilleur au pire afin d’obtenir LA liste ultime.

Cinquantième, oui, cinquantième épisode ! Du coup, on a fait un épisode avec que des classiques.
On va encore rester dans les années 80 pendant deux émissions. On est toujours preneur de listes.  De 1980 à 1989 ( consultez aussi la liste des films déjà évoqués dans l’émission, histoire d’éviter les doublons). Ces listes de TROIS films, vous nous les adressez par mail qui est supercinebattle (at) gmail (point) com. Un titre intéressant, une thématique audacieuse ou simplement un gag, on est contre rien du tout. Au micro, Daniel Andreyev (@kamuirobotics) et Stéphane Bouley (@GKPlugInBaby). On aime le cinéma et on confronte nos avis. 
Les recommandations (vers 1h40mn)

Stéphane : Le jeu de société Pandemic
Daniel : Monster Hunter World

Le classement de tous les films cités dans cet épisode est disponible ici. Attention, Spoilers !

20 réponses sur “Episode 50 : Cinquante nuances de marbre”

  1. 50 super ciné battle… Bravo les gars, pour votre partage, votre régularité qui ferait pâlir n’importe quelle émission premium chez Gamekult. Je vous fais parvenir 50T de marbre pour les 50 prochaines émissions (ps: pas de commentaire encore pour cette 50ème, je l’écouterai cette nuit)

  2. Dans les apports Hitchcockien à Body Double, il faut aussi rappeler que Mélanie Griffith est la fille de Tippi Hedren, l’actrice des Oiseaux et de Marnie.

  3. Je vous adore et vous m’avez encore donné l’envie de découvrir des films (Body Double en tête), mais je dois tout de même faire mon râleur.

    Car avec l’intro de Daniel j’étais hypé comme jamais… « c’est la 50ème… émission plus longue… que des classiques »… pour au final me contenter de deux listes, avec des films plus polémiques que classiques, dont un déjà gravé dans les années 70 que vous reclassez sans sourciller !

    Pourtant ce n’est pas les gros morceaux encore à disposition qui manquent ! Terminator, Amadeus, Rambo, La Dernière Croisade, Platoon, Scarface ou encore Astérix chez les Bretons (n’est-il pas ?) 🙂

    J’espère que le tir sera corrigé pour la 100ème ! 😀

    PS : Après Sharon Stone 1.0 et désormais la Proto Sharon Stone, vous tenez un truc !

  4. La Passion du Christ n’est pas un film montrant Jésus comme un super héros…
    C’est un film qui désigne très clairement les coupables de son martyr, tels qu’ils sont décrits dans les Évangiles : le Sanhédrin, c’est-à-dire l’autorité religieuse juive qui parlementait avec le pouvoir romain de l’époque (scène clé du film : le procès sur la place public, aboutissant à la libération de Barabbas à la place de celle de Jésus).

    C’est d’ailleurs cela la vraie radicalité de ce film : Mel Gibson adresse un énorme doigt d’honneur à Vatican 2, et donc au catholicisme officiel, tout en étant irréprochable du point de vue respect historique. C’est une leçon. Et c’est un film qui emmerde à la fois Vatican et Israël.

    La Passion du Christ est bien plus subversif que La Dernière Tentation (qui n’est pas un mauvais film). Il remet l’église au milieu du village, alors que la Dernière Tentation relève un peu de la fan fiction…

    (à noter que dans La Passion du Christ on peut deviner une relation entre Jésus et Marie Madeleine, même si ce n’est pas le sujet du film)

    1. Sans reparler de ce film de merde plus avant, on reviendra sans doute dessus un jour, juste pour préciser un point d’argumentaire qui fait doucement sourire : « le film fait chier le Vatican = c’est bien » alors ou ça les fait chier, pas étonnant même de la part d’un mec qui appartient à une secte schismatique qui rejette le Vatican parce que pas assez radical/extremiste à leur goût. Son film est un tract de fanatique et ça se sent dans ses multiples choix grotesques. Les grosses ficelles surtout quand on prétend se draper dans une fidélité historique là aussi toute relative puisqu’elle n’échappe aucunement au prisme et interprétations de son auteur (les ralentis et/ou gros plans sur la jouissance des tortionnaires et des délateurs ,etc…)

      1. Après l’effet « After Hate » qui tue les artistes abordés dans le podcast, voici l’effet « SuperCineBattle » ou la suite improbable de films traités dans le podcast est annoncée quelques jours après diffusion. Nous aurons donc droit à « la Passion du Christ 2: La résurrection » qui manquera malheureusement de gore mais dont la bande son sera certainement confiée au groupe « Les Brigandes ».

      2. Je suis 100% d’accord avec Papa.
        Et je crois que je suis en désaccord, point par point avec cette relecture.
        Ne serait-ce que pour reprendre un détail:
        « et donc au catholicisme officiel, tout en étant irréprochable du point de vue respect historique.  »
        Alors d’abord, le respect « historique » du Nouveau Testament, c’est un sujet compliqué, mais c’est tout simplement un film qui ne respecte pas ses propres liturgies. Dans aucun des Evangiles canoniques, il n’y a de corbeaux qui vient CREVER LES YEUX du mauvais larron.
        Bref, on y reviendra dans la décennie qui lui est dédié.

        1. C’est que dalle dans le film, le corbeau… Un détail…

          Le respect historique dont je parle porte sur le rôle du Sanhédrin dans le martyr du Christ. Si tu as lu le Nouveau Testament, tu sais que c’est CENTRAL dans la vie du Christ. C’est contre les rabbins de Jérusalem qu’il mène son combat (politique), et ce sont ces mêmes rabbins qui le font crucifier (en passant un deal avec le pouvoir romain). C’est un truc validé par les quatre Évangiles, aucune marge pour l’interprétation là-dedans (je peux sortir les citations si besoin).

          Or Vatican 2 élimine tout cela, pour des raisons de contexte politique d’après guerre :
          – reconnaissance du génocide des juifs
          – reconnaissance d’Israël
          – renoncement à convertir les juifs au christianisme
          – validation d’une filiation entre judaïsme et christianisme (alors qu’on pourrait plutôt parler de schisme brutal…)

          En résumé : Vatican 2 renonce à considérer le judaïsme comme secte déicide, ce qui était le cas avant 45. C’est ça le tabou absolu du christianisme contemporain, c’est ça la matrice de 2000 ans d’Histoire, et Mel Gibson fout les deux pieds (et sa paire de couilles) dedans.

          Que le film soit gore et malsain, ok (encore que, ça n’a pas l’air de vous gêner pour d’autres films : pourquoi on ne pourrait pas faire un torture porn sur Jésus Christ ? Tu te dis laïcard Stéphane, tu devrais être okay avec ça). Mais retenir seulement ce parti pris esthétique alors que tout son propos en fait l’un des films les plus subversifs de la séquence 2000-20XX relève soit de l’ignorance (ce qui est compréhensible : plus personne ne lit la Bible et personne ne bite rien à Vatican 2), soit de l’aveuglement volontaire.

  5. Tu t’en branles parce que tu ne bites rien à l’histoire des religions et aux rapports de force qui les traversent. Mais c’est pas grave, on ne peut pas être bon dans tout (perso je suis nul en Hellraiser, chacun son truc).

    Petit conseil : à ta place j’éviterais de me revendiquer « laïcard ». Le terme est plus ou moins associé à ces couillons de Riposte Laïque.

    1. Non on s’en branle parce qu’on en n’a rien à foutre, genre vraiment. Bien sûr qu’on comprend les rapport des forces et les implications à tout les niveaux de la société. La preuve : suffit qu’on dise du mal de la Passion du Christ pour qu’on vienne nous casser les couilles parce que « Holala c’est très important, vous vous rendez pas compte holala c’est Jésus et tout » T’essayes de nous « éduquer » nous on te dit : merci, on n’est pas client.
      T’en es à séparer le fond de la forme comme si ce n’était pas un film juste à cause de son sujet, bref tu viens donner des leçons mais t’as encore plein de trucs à apprendre. Comme ce beau raccourcis « ah ah un laïc il doit aimer voir le Christ souffrir pourtant » super pertinent. Si c’était une tentative d’humour c’est raté. Seul lieu où on peut décider d’être tranquille si on le souhaite (peu importe le sujet d’ailleurs). T’as tout internet pour en parler, ici : on s’en branle, c’est tout.

      1. Si tu exprimes ton opinion sur un sujet quelconque, attends toi à ce que des gens viennent te contredire. Si tu te fous du dit-sujet alors ne dis rien, ou alors ne t’agace pas quand quelqu’un te signale qu’il n’est pas d’accord avec toi. T’as été modérateur sur un forum, non ? Tu sais comment ça marche.

        Et je peux te garantir que je ne faisais pas d’humour sur le torture porn. Je m’étonne sincèrement qu’un « laïcard convaincu » (je te cite) soit mal à l’aise avec l’idée de montrer Jésus se faire dérouiller la gueule pendant 2h. Perso ça ne me pose aucun problème : au nom de la véracité historique comme au nom de la liberté artistique (et pareil : en tant que catho je trouve que « Piss Christ » est une oeuvre de merde, mais je m’en branle, le mec fait ce qu’il veut… s’il a envie de passer pour un con libre à lui).

        Je te rappelle qu’à la base je réagissais à la comparaison que Daniel et toi faites entre le film de Scorsese et celui de Gibson. Il me semble indispensable de parler du contexte autour de ces deux films. Vous le faites relativement bien pour celui de Scorsese (le fait que la France ait financé le film : perso je l’ignorais), mais vous passez totalement à côté pour le film de Gibson. Je le répète : si tu ne vois que la violence dans le film de Gibson, tu passes totalement à côté du message du film.

        T’as le droit de t’en foutre cela dit. Je trouve ça bizarre pour un cinéphile, mais bon…

        1. Tu ne faisais pas d’humour donc tu n’as rien compris ni à ce qu’on a dit (pas question d’être mal à l’aise, au contraire) ni même au principe de la laïcité (surprise : ce n’est pas brûler des curés).

          Pour le film Gibson pareil :on l’a dit et répété ici :on en reparlera quand ça sera le sujet.

          Et le supposé « vous passez à côté » est tellement orienté que, encore une fois, ça n’a ne nous intéresse pas. Ceci est la fin de la conversation, qui n’en est pas une, nous resterons des brebis égarées.

  6. Et voilà, il aura fallu attendre l’épisode 50 et l’irruption de la religion pour voir le premier clash SuperCineBattle!

    Sinon j’ai vu Body Double et c’est très très bien!
    Attention spoiler: Qu’a voulu dire De Palma à la fin avec le « twist » ou il se retrouve dans le cercueil comme au début? J’imagine que c’est juste une projection mentale pour montrer qu’il se libère enfin de sa phobie, mais ça peut laisser croire que toute l’histoire n’était qu’un « rêve ».
    Il a plus ou moins refait ça avec « Femme fatale » et ça m’avait bien énervé à l’époque mais j’était jeune, vous aimez ce film?

    1. Pour moi c’est effectivement une allégorie de la condition du personnage, c’est pour boucler la boucle, montrer le bout de son cheminement.

      Femme Fatale par contre : beaucoup de mal avec ce film, mais la bande-annonce est formidable.

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