Episode 39 : le blockbuster du VIeme

Episode 39 de Super Ciné Battle, le podcast où nous établissons le classement ultime du cinéma. Nous prenons vos listes que vous nous adressez pour les classer, du meilleur au pire afin d’obtenir LA liste ultime.

Notre série d’été continue, alias « on vous laisse pas tomber pendant le mois d’août ». Animation, films expérimentaux et films français -dont on dit un peu de mal, désolé, un programme chargé pour cet épisode 39.

On continue donc de couvrir les années 2000 à 2009. Vous pouvez envoyer vos listes pour cette nouvelle phase de Super Ciné Battle. Pour participer, il faut nous adresser une liste de TROIS films (de 2000 à 2009, donc) par mail qui est supercinebattle (at) gmail (point) com. Un titre intéressant, une thématique audacieuse ou simplement un gag, on est contre rien du tout.Au micro, Daniel Andreyev (@kamuirobotics) et Stéphane Bouley (@GKPlugInBaby). On aime le cinéma et on confronte nos avis.

Les recommandations (vers 1h56 mn)
Stéphane : Colossal, disponible en VOD
Daniel : La saison 3 de Better Call Saul sur Netflix

Le classement de tous les films cités dans cet épisode est disponible ici. Attention, Spoilers !

24 réponses sur “Episode 39 : le blockbuster du VIeme”

  1. Dites les amis, vous ne devriez pas graver dans le marbre les films dont vous ne vous souvenez pas.

    Lilo et stich: « Elles sont orphelines mais tu le sens finalement très peu quoi »
    –> Le fait qu’elles soient orpheline est justement la base principale du film et on se prends des petites claques de rappel constamment, durant tous le film, un des intrigues est d’ailleurs que la soeur de leelo risque de perdre la garde de sa soeur à cause de ses bêtises et parce que la soeur n’arrive pas à trouver un travail stable.
    La carte postale d’Hawai n’est utilisée que durant une seule séquence musicale ou on raconte le fait que Stich se laisse lentement apprivoiser.

    Je vous ai entendu refuser de classer des films pour les mêmes raisons. Ceci dit, je retourne écouter le podcast.
    Merci de nous nourrir même pendant les vacances!

    1. Alors tout ce que tu dis est vrai, je m’en souviens bien et ça ne fait que renforcer mon impression générale. Tu ne peux pas faire des séquences émotions « la vie est dure » en nous vendant un contexte ultra-paradisiaque, y’a une dissonance dans les informations qu’on t’envoie. C’est plutôt le fait d’être orpheline qui est la trame de fond. Du coup, je me souviens pourquoi je n’avais que modérément adhéré à l’époque.

      1. Pourquoi tu ne pourrais pas avoir un film avec des orphelines qui ne soit pas toujours triste et morose ?

        Le fait qu’elles soient orphelines donne des informations sur ce qu’elles font et les enjeux, et le fait que Lilo se lie autant d’amitié avec Stitch.

        Elle n’a pas ses parents. Elle s’engueule sans arrêt avec sa soeur, qui lui rappelle le concept de famille ( qu’elle n’a plus ). Soeur qui risque de perdre sa garde et qui enchaîne les petits boulots pour pouvoir offrir une vie décente à sa soeur. Lilo n’a pas d’amie, est détestée de tout le monde, a des passions bizarres, fait tout de travers et n’a aucun repères. C’est juste normal pour moi qu’elle prenne une guitare, danse, ait envie d’avoir un chien, et que le petit copain de sa soeur l’emmène faire du surf pour qu’ils décompressent.

        Du coup je saisis pas du tout pourquoi tu trouves qu’il y a dissonance. Au plus j’y pense, au plus je trouve que je film traite extrêmement bien de cet aspect. Même enfant, les scènes où Lilo est seule et prie pour avoir un ami, parle de ses parents,… m’ont foutu le cafard. Et honnêtement, le cadre hawaien est «  » »jamais » » » vu dans les films d’animation. Un beau film sur la famille, avec du Elvis, des nouvelles sonorités, un nouveau cadre, un côté  » science fiction  » et une bête rigolote. Peut être pas le meilleur Disney de tous les temps mais un excellent cru.

        1. Il le traite merveilleusement bien oui, ce film et juste génial, je le préfère à Kuzco d’ailleurs qui est moins profond.
          Je pense qu’il y a trop longtemps que daniel et papa l’ont vu, il y a toute une grille de lecture qui a disparu de leur esprit, je trouve que le film fourmille d’idée s(la terre que les Extra-terrestre ne peuvent détruire car elle accueille les moustiques qui sont une espèces protégée).

          Bref, ça mériterait une revision maintenant que le marbre est gravé.

          Ceci dit, j’ai pris le temps de regarder cette après-midi « misterious skin »… Wooooooooow dur, vraiment extrêmement dur, je pense que si c’est pas vous qui l’aviez énnoncé, j’aurai stoppé le film au bout de 15′. Du coup, j’attends impatiemment votre analyse sur ce film pour voit comment Daniel l’aura accueilli.

          Bonne semaine à tous!

  2. J’ai failli chialer au début. PS : Une de mes listes est déjà passé dans les années 90, c’était celle avec Taxi, Goldeneye et l’Antre de la folie

  3. Ah Sexy Boys putin le film bien naze, pour rester poli. Le pire c’est que comme on est dans un film français il faut forcément se taper un message pseudo-intello tout naze, car y en a dans l’histoire que doivent pondre un minifilm sur « c’est quoi l’amour » pour un de leur cours de fac et donc on se tape un long laïus à la fin du film, bordel…Et le mec qui se fait recruter dans le porno à cause de ses crises de priapisme ah…

    Pour revenir sur American Pie, vu que vous en parliez, American Pie et en tout point supérieur à Sexy Boys de mon point de vue. C’est pas du grand art mais au moins il ne se prend pas la tête et n’a pas la prétention de vouloir nous apprendre quelque chose, et Jason Biggs et Eugene Levy qui joue son père sont tout de même drôle !

  4. Yep c’est vraiment un régal votre podcast!!

    c’est toujours prévu le super ciné battle Luc Besson avec la sortie de son dernier Valerian!?
    Vous nous l’aviez annoncé j’attends toujours, avec impatience, il y a pas mal de truc marrant à relever dans sa filmo^^

  5. « Y’avait des personnages ! t’avais le scoot, t’avais l’espion et t’avais… celui qui à des cassettes ! »

    Toute bonne team n’est rien sans un ghettoblaster 🙂

  6. Eh les gars, votre critique des « Chansons d’amour » ne tient pas vraiment la route. Vous semblez confondre d’ailleurs le film avec « Jeanne et le garçon formidable » qui, lui, parle du SIDA. Ce french bashing n’est pas justifié surtout lorsque vous semblez vous vautrer dans l’idolatrie de Disney (Wall-E super, mais « Lilo et Stitch »? WTF? et pourquoi pas « la Ferme se rebelle? »).
    Je suis loin d’adorer Christophe Honoré (surtout quand il taille le sublime « Starship Troopers ») mais vous vous montrez aussi sectaires que lui en adoptant cette attitude goguenarde.
    Par ailleurs, j’aime vraiment beaucoup ce que vous faites.
    Vive SCB!

      1. Autant je ne suis pas d’accord pour dire qu’il y a du french bashing, autant il est clair que vous avez un problème avec le cinéma français « établi » en général. Pas un problème hein, chacun ses goûts, mais quand vous dites « film de festival » comme si c’était une insulte, c’est un peu le même raisonnement que ceux qui considèrent que faire un film « grand public » est honteux. Il n’y a rien de mal à faire un film pour une audience qui le paiera, il faut bien vivre… après dans un cas comme dans l’autre il y a des merdes et des chefs d’oeuvre.

        1. Alors oui quand on l’emploie « Film de festival » c’est une insulte, le rapport de servitude à l’institutionnel au Cinéma n’est vraiment pas une mécanique qui nous intéresse et elle est pourtant pas mal célébrée et recherchée. Surtout que là tu parles d’audience qui paiera mais là ce n’est pas ça. C’est plaire à des commissions, où il y a d’ailleurs souvent les copains dedans, pour soit se faire financer ou soit se conforter que « ouf, je suis bien un artiste, la preuve je suis reconnu ». Limite le public on l’oublie. Et le fait est qu’on ne compte plus les réalisateurs qui arrivent à ce stade dans les carrière et qui plient/castrent/brident leur cinéma pour rentrer dans des canevas artistiques qui ont, et c’est sans doute là où ça agace le plus, pour mission de différencier le bon Cinéma du mauvais. Et la boucle de l’entrebranlette ne s’arrête jamais car les plus grosses instances vont parler sans cesse de ces films-là ce qui va donc incité les suivants à faire pareil et à rester toujours dans les mêmes eaux, qui vont à leur tour donner des leçons et qui vont être aidé par toujours le même cercle etc… bref pas très punk leur truc.

          Au lieu d’acquérir la respectabilité par ton art tu essayes de l’acquérir en suivant les codes de nos grands parents (dans l’idée). Le même genre de mecs qui en 55 s’offusquaient des déhanchés d’Elvis et qui aujourd’hui ne vont pas accepter que l’on fasse autre chose que du Presley et quand ils le font, ils sont toujours les plus audibles. C’est vraiment dans ce sens, l’idée n’est évidemment pas de dire que gagner dans un festival est la garantie d’un film de merde, mais que la logique un peu pédante d’entre-soit qui régit tout ça a souvent une influence peu enviable sur les films. Certains réalisateurs c’est juste une passade, certains ne tombent jamais dedans (genre Friedkin) et certains y restent coincé comme une boucle infinie, à la façon d’un Thésée qui aurait oublié le fil d’Ariane. Donc ouais, on continuera de les défoncer gentiment (parce que soyons honnête, on ne changera rien) quand la préservation de leurs bonnes relations passera avant la volonté de faire du Cinéma.

          1. Disons que je ne vois pas vraiment la différence avec les contraintes du cinéma de studio, non ? Là aussi on doit respecter des codes, brider son cinéma pour le rendre accessible, et quand vous dites que toute une catégorie est invalide par principe vous aussi vous faites une distinction entre le « bon/mauvais cinéma », non ?

            Je pense qu’on peut dénoncer un système incestueux sans rejeter par principe tout ce qui en sort, dans un cas comme dans l’autre.

          2. Le cinéma commercial n’a au moins aucune dimension donneuse de leçon vis à vis du reste de la profession. Oui chacun à ses contraintes mais certains pensent que les respecter leur donne le droit de penser que les autres ne le font pas et méritent la raillerie.

            Nous on est dans une position de critique, donc le principe même c’est de poser des jalons bon/mauvais. Le cinéastes ne sont pas nos collègues, ni nos amis et ils ne participent en rien en notre financement. Nous sommes juge, mais nous ne sommes pas partie.

            Mais on ne rejette pas par principe mais par expérience, ces films on continue de les regarder et on ne manquera pas d’en dire du bien quand il y aura matière à le faire (j’attendais d’ailleurs beaucoup qu’un certain film français -que je trouve très bien- tombe d’un auteur dont on a dit beaucoup de mal… mais il est sorti en janvier 2010 🙁 ). Mais ceux qui tombent dans leur propre caricature mérite qu’on les défonce en fonction.

  7. Hello,

    c’est quoi le plan : on arrête à 200 pour les années 2000 et on repart dans les années 80 ? J’ai des listes à soumettre moi !!!

  8. Bonjour/soir !

    Après m’être balladé sur le net, je me suis rendu compte que cette épisode vient de sortir !
    J’en profite donc pour dire que vous n’avez pas uploadé/mis en public cet épisode sur Youtube.
    On nous rend accro pour ensuite ne plus nous sevrer ? 😀

  9. Retour au bureau, je peux enfin ratrapé mon retard sur le podcast. Daniel m’a vraiment vendu Better Call Saul cette fois! Il faudra que j’y jette un oeil un de ces 4.

    Pour les films, ça fait longemps qu’on n’a pas eu de top 10!
    En tout cas vous m’avez donnez envie de m’intéresser à la filmo de François Ozon dont je n’ai pas vu grand chose…

  10. Juste une petite remarque sur la fin du film Intelligence Artificielle de Spielberg, ce ne sont pas des extraterrestres que l’on voit « réveiller » l’enfant robot mais des robots plus évolués qui recherchent les dernières traces d’humains sur terre.

    Et paradoxe suprême c’est l’enfant robot qui se trouve être « le dernier souvenir vivant de ce que c’est qu’être humain » car l’humanité elle a déjà totalement disparue.

    Merci la masterclasse de Spielberg organisé par le forum des images. Car pour ma part aussi j’avais vu des ET.

    1. C’est assez flou mais merci de la précision. Le fait que je pense qu’on est beaucoup à être resté sur cette idée, le film est soit pas clair du tout soit on a tous roupillé un gros coup sur la fin.

  11. Je continue de rattraper mon retard 😀
    Pour une fois je commente pour Wall-E, j’ai envie de le promouvoir encore plus que vous ne l’avez déjà fait car je l’aime d’amour (je l’aime plus que Memories of murders même 😀 )

    Pour moi c’est simple, c’est la perfection, le meilleur pixar. Par exemple la scène dont vous parlez avec l’extincteur est pas du tout over the top car elle est surtout prétexte à une magnifique choregraphie entre Wall-E et Eve.

    Aussi sur la deuxième partie, elle n’a pas la puissance poétique de la première partie en effet, mais elle déborde tellement d’idées que je ne l’a trouve pas plus faible du tout. Déjà, l’idée d’avoir montré des être humains tellement obèses que non seulement ils ne savent plus marcher, mais qu’en plus ils ne savaient même pas qu’ils le pouvaient ! Et ça n’est pas lié au fait qu’ils soient dans l’espace car il y a la gravité qui est présente dans le vaisseau, mais vraiment une critique frontale de l’american way of life, ce qui est quand même incroyablement ballsy de la part de Disney / Pixar ! Ce point est souligné par l’enchainement des portraits des commandants qui sont de plus en plus gros.

    D’ailleurs, le film partage énormément de points communs avec Idiocracy (spoiler, je vous ai envoyé les deux dans la même liste 😀 ) notamment l’abus de soda par exemple, les ordures de partout sur terre et l’espèce de bétise humaine devenue prédominante qui a été largement véhiculée par les excès liées à la surconsommation.

    Un autre message fort du film qui apparaît dès le début et revient à fond dans la 2ème partie, c’est sur les dangers d’avoir des sociétés privées qui contrôlent tout et noient le cerveau humain de message. Dans la première partie, les publicités pour la société « buy’ n’ large » sont omniprésentes en arrière plan, incitant les consommateurs à acheter toujours plus, sans justification.

    Et puis dans la dernière partie, outre les musiques qui fonctionnent génialement bien, les parties humoristiques un peu burlesques, il y a des petits morceaux de bravoure comme la vraie-fausse révolte des robots fous (avec Eve qui fait un bras d’honneur!) le complot de l’intelligence artificielle qui est une citation directe de Kubrick, les courses poursuites etc.

    Au final, ça fait un film d’une profondeur et d’une richesse extraordinaire, qui n’assomme jamais le spectateur, et qui – et c’est important de le souligner – va emporter les enfants d’un spectre d’âge très varié, dès 4-5 ans.

    Comme disait Stéphane, ayant des enfants je l’ai vu déjà plein plein de fois, et à chaque fois je me régale et je découvre des nouvelles choses.

    Voilà je voulais faire une petite déclaration d’amour Wall-E 😀

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