Super Ciné Battle 105 : à l’arrache

Episode 105 de Super Ciné Battle, le podcast où nous établissons le classement ultime du cinéma. Nous prenons vos listes que vous nous adressez pour les classer, du meilleur au pire afin d’obtenir LA liste ultime.

On sait que les journées qui viennent seront peut-être difficiles pour vous, ou tout du moins plus compliqués. Donc si on peut faire quelque chose, on le fait. Voici, enregistré une semaine en avance, l’épisode 105 de SCB. Que vous soyez chez vous, coincé, ou obligé de travailler ou de vous déplacer, on pense à vous, on vous accompagne. N’oubliez pas que nous avons mis à disposition de tous quasiment tous les bonus du RPU. Encore une fois, si on peut aider qui ce soit de cette manière, ça valait le coup de blablater dans nos micros.
On attend vos listes de TROIS films des années 2010, adressées par mail, toujours à supercinebattle (at) gmail (point) com. Un titre audacieux, une thématique marrante ou simplement un gag, tout peut nous intéresser. Attention, on va plutôt mettre en avant les films de la première moitié de la décennie On aime le cinéma et on confronte nos avis.Les recommandations (vers 1h16 mn et quelques)

Stéphane : Black Mesa
Daniel : The big short

Les classements de tous les films cités dans cet épisode sont disponibles sur notre site. Attention, Spoilers !

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11 réponses sur “Super Ciné Battle 105 : à l’arrache”

  1. Vous voulez soi-disant réconforter les gens et là je suis tout seul confiné, à déprimer deux fois plus en vous écoutant vous divulgachier dessus sur Le Livre d’Eli sous prétexte de ne pas aimer, en lui prêtant un pitch, des défauts et intentions sortis du vague non-souvenir que vous en avez.
    Vous ne vous souvenez plus de la raison ou la manière, par exemple dont les bibles disparaissent, alors toute honte bue, c’est forcément nul. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l’effet que ça fait aux gens qui connaissent et aiment bien… Même pour des films que vous défendez comme Cloud Atlas, vous n’avez tellement rien compris au film que vous en concluez que c’est le principe du film. Pour paraphraser Valéry sur la poésie, « C’est pas moi qui suis myope, c’est le monde qui est flou. »

    Déjà, c’est pas la nature du livre qui est cachée au spectateur (éventée dès le premier acte) puisque ça serait effectivement totalement con ; c’est sa forme. Qui n’implique même pas que le héros soit complètement aveugle – jamais dit explicitement pour engager le spectateur dans l’aspect my(s)t(h)ique du personnage. Le film comporte tout un tas d’indices à la Sixième Sens (le cas de le dire) et quand bien même il serait tout à fait aveugle, de Zaitochi à Daredevil, je ne vois pas trop où serait le problème…
    C’est le mot « Bible » qui n’est prononcé qu’à la fin : non seulement parce que son tabou fait partie de sa disparition, mais on suppose aussi parce que les réals ont dû croire les spectateurs suffisamment intelligents pour comprendre ce que signifiait une croix sur une couverture quand on la voit au début…

    « Tout le monde veut récupérer la dernière bible au monde »
    Faux, juste Oldman, qui fait chercher un livre qu’il ne nomme pas, car aussi précieux qu’oublié.

    « C’est le bouquin le plus imprimé au monde […] ça ne tient pas debout »
    Pas quand Denzel dit penser qu’il est à l’origine de la guerre, et se rappelle qu’après elle TOUT LE MONDE a cherché les exemplaires pour les brûler ; avant que ne surviennent
    1 une catastrophe climatique/nucléaire tuant une majorité de la population mondiale,
    2 un an de confinement aussi « à l’arrache » que ce podcast,
    3 et 30 ans d’errance post-apocalyptique…
    Et il n’y a pas beaucoup de personnes de l’âge de Denzel/Oldman à l’Ouest… Suffisant ?

    « On part du principe que la dernière bible au monde est une chose qui peut sauver le monde […] Je n’y crois absolument pas »
    Ça tombe bien c’est pas le cas – Le Livre d’Eli est aussi prosélyte que Starship Troopers est fasciste : la bible dictée finit sur une étagère entre le Coran et la Torah, parmi d’autres œuvres qui reconstruiront la civilisation, comme l’encyclopédie Britannica, Shakespeare ou Wagner, dans cette nouvelle bibliothèque d’ALexandrie que devient ALcatraz. Ce n’est pas un film sur un livre qui sauve l’humanité, juste sur Eli qui sauve une partie de son patrimoine.
    Sans quoi, pourquoi préciser qu’il s’agit d’une Bible de Jacques si ce n’est pour souligner un but vierge de tout commentaire prosélyte…
    C’est l’antagoniste qui veut le livre pour manipuler les gens (« une arme ») ; le héros n’est lui qu’un mystérieux illuminé (qui cite aussi bien la bible que Johnny Cash), certainement auto-persuadé (rendu fou et aveugle par les radiations ?) d’une mission divine au point de possiblement mentir à Mila Kunis sur ses circonstances…
    (Et puis c’est quoi au juste « Le Livre d’Eli » : la Bible du Roi Jaques qu’il transporte ? ou l’histoire racontée par le film ?). C’est un film sur l’acte de foi, la détermination, avec le dévot contre le (faiseur de) bigot.

    « On part du principe que les deux seuls hommes qui savent lire au monde c’est Gary et Denzel »
    Toujours faux. Oldman est entouré de sbires sauvages ou abrutis mais jamais il n’est dit qu’ils sont analphabètes. Il ne fait que demander à Washington s’il est instruit (qui lui répond lire tous les jours – depuis 30 ans, quand t’es plus que passionné, ça laisse le temps d’apprendre par coeur…).
    SEULE Mila Kunis dit qu’elle ne sait pas lire (certainement parce que née après la catastrophe et élevée par une mère aveugle… oui fallait choisir entre méthode globale et survie en milieu hostile… et peut-être aussi parce que les femmes sont réduites à l’esclavage…).

    Tout est à l’avenant. Le truc qui « a choqué [Daniel] à l’époque », les soi-disant placements de produits de KFC qu’il « mange à gogo », eh bien n’existent pas : en tout cas pas des seaux entiers de poulet fris tout le long du film, juste au début trois lingettes avec lesquels il fait sa toilette (permettant d’apercevoir ses cicatrices) ou de l’échange de denrées telles des capsules de Nuka Cola… [Et ça me fait penser : y’a un Vadim dans Fallout 4 😉 ]

    Bref, c’est juste un film sur le courage et la volonté dont une personne peut faire preuve pour aller au bout des choses, on en a bien besoin en ce moment.

    Et tout ça c’est pas plus con qu’Interstellar et ses 2h30 de voyage au fin-fond du continuum espace-temps pour découvrir bien après Obispo que « L’important, c’est d’aimer. »

    Alors bisous quand même.

    1. Pour le coup la nature est caché pendant tout le premier acte, et ils tournent bien autour du pot comme si c’était un enjeu du récit… que de temps perdu pour rien et effectivement merci de rappeler qu’il y aussi tout un faux mystère du même acabit sur le fait que le personnage principal est aveugle après c’est juste que c’est utilisé de façon complètement débile, comme dans le Daredevil avec Ben Affleck, oui et précisemment dans Zatoichi le seul point commun c’est le handicap c’est amené et utilisé de façon plus intéressante. On est au même niveau que « Alien vs Predator » qui tricote un suspens pednant 40 minutes sur la nature des créatures qui vont attaquer les protagonistes.

      De la même façon que si le mot analphabète n’est pas dit explicitement c’est plus que largement induit et utilisé pour brosser le portrait du méchant et de son attitude vis à vis des autres.

      Après ouais le KFC j’en n’avais aucune souvenir non plus mais j’irais pas revoir ce machin pour vérifier.

      « TOUT LE MONDE a cherché les exemplaires pour les brûler  » et visiblement TOUT LE MONDE a réussi, c’est encore plus crédible expliqué comme ça effectivement. Surtout qu’effectivement ce détail on l’a oublié mais ça rend le tout encore plus prosélyte et idiot en donnant un caractère de plaie d’Egypte au destin de l’humanité.

      Après le « non prosélytisme » parce que l’espace de 4 secondes on voit une Torah et un Coran qui servent d’alibi, oui mais non, précisemment ce sont des alibis et la tonne de métaphores bibliques ne font que confirmer ce statut. C’est comme dire que Transformers n’est pas un film sexiste parce que l’actrice a des dialogues. Tu le dis toi même c’est un film de dévot, de gardien du vrai sens du livre contre l’impie qui est justement puni. Au secours.
      De plus la comparaison à Starship Troopers ne tient pas vraiment, même dans ta description le livre d’Eli ne dénnonce pas la religion ou la foi mais s’applique à montrer la différence entre ceux qui l’applique bien et ceux qui en abusent. Starship Troopers serait un film sur comment bien utiliser le fascisme ça collerait, mais ça n’a rien à voir.
      Bref pas du tout convaincu par ce que tu dis surtout qu’en réalité tu es tout autant dans l’interprétatif mais en semblant oublier que tous les enjeux du film (motivation du protagoniste, de l’antagoniste et construction de la diégèse, rédemption, punition) tournent autour du fait que c’est la bible et pas le journal de Mickey, ce qu’il transmet ce n’est pas juste un objet culturel, c’est un livre bien précis… (même les références à Johnny Cash ne sont pas innocentes : ce fut un prêcheur fervent de la religion chrétienne après avoir été sauvé par dieu de ses démons… ça aurait été les Guns’n Roses bon… mais Johnny Cash ne fait que renforcer tout ça… on parle d’un gars qui a sorti une compilation en 16 disques qui s’appelle « Johnny Cash reads the new testament »… mais à part ça, tout ça n’a rien de prosélyte) il n’y a même pas de contrepoint :aucun personnage d’une autre confession qui aurait une quelconque importance dans le récit, tout tourne autour du fait que la bible doit être sauvée coûte que coûte.

      Donc oui, c’est 10 000 fois plus con qu’Interstellar, rien que pour l’apposition de ses bondieuserie préchi-précha et de sa fascination pour les pirouettes de téléfilm CW.

  2. Quel plaisir de vous entendre parler de mauvais flims… moins prennant mais beaucoup plus marrant que quand ce sont des bons… et merci d’enregistrer pour nous faire passer le temps même si là, faudrait un épisode par jour et que vous avez surement autre chose à faire.
    Mes seules critiques sont, comme souvent, liées à l’improvisation du direct et à la vitesse de parole qui vous font transformer certains propos : par exemple, le titre français de inside out est « vice-versa », sans le ET au millieu… et quand on pose une question à quelqu’un sans préparation (genre le meilleur film de…), on dit que c’est au débotté (le moment où l’on otait les chausses du roi) et non pas au dépoté (le moment ou le roi faisit des boutures ?).
    Ce sont des détails et je comprends les raisons de ces mélangeage de pinceau mais parfois, ça me froisse l’oreil autant que ça m’amuse.

  3. Oh, merci pour cet épisode anticipé, vous êtes adorables !

    Prenez soin de vous et on va vous écouter croyez-moi.
    (voire réécouter des épisodes tiens ^^ )

    Bisous marbrés.

  4. Tout allait bien, ça marchait, vous me remontiez le moral, jusqu’à ce que j’apprenne que Daniel était de droite.

    1. (en vrai, ça m’ennuie d’être réduit à gauche et droite, ayant des avis qui tapent dans les deux côtés. Attention, ce n’est pas un ni de gauche ni de droite. Et je dis ça aussi pour équilibrer le podcast :).

  5. Merci les amis pour cet épisode, prenez soin de vous!

    Sinon pour une version de française d’ « Abraham Lincoln Chasseur de Vampires » je propose : « Charles de Gaulle et le mystère de la Terre Plate » On y suivrait l’épopée de Charles de Gaulle en Antartique avec une scène déjà culte dans laquelle il se cognerait la tête sur une paroie du dôme 🙂

  6. C’était donc la 1ère intervention de Vadim dans Super Ciné Battle ! Rendez-vous désormais pour l’épisode 1000 en 2050, lorsqu’il demandera aux enfants de Papa :

    « Bon, où va-t-on classer Les Visiteurs à Auschwitz ? Un film cher à nos pères, vous l’aurez compris ! » 🙂

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